Or : le cap des 4 500 $ au centre des tensions alors que le dossier USA-Iran ravive les inquiétudes

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Les prix de l’or ont reculé alors que le rebond du pétrole et les nouvelles tensions géopolitiques entre Washington et Téhéran ont pesé sur le sentiment des investisseurs.

La hausse des prix de l’énergie ainsi que la fermeté des rendements obligataires continuent de freiner le potentiel haussier du métal précieux, qui reste sous pression à proximité du seuil stratégique des 4 500 $.

En séance européenne, l’or a perdu près de 0,8 %, les marchés réagissant au regain de tensions au Moyen-Orient après des frappes américaines visant des positions iraniennes. Cette escalade remet en question les perspectives d’apaisement entre les deux pays et ravive les craintes autour de la stabilité du cessez-le-feu. Le métal jaune a ainsi effacé une grande partie de ses récents gains et peine à retrouver une véritable dynamique positive.

La semaine précédente, l’or avait déjà terminé en léger recul pour la deuxième fois consécutive. À ce rythme, le métal précieux pourrait enregistrer un troisième mois de baisse d’affilée s’il ne parvient pas à repasser au-dessus de la zone des 4 620 $ avant la fin de semaine. La volatilité demeure importante et les investisseurs restent suspendus à l’évolution des discussions diplomatiques entre les États-Unis et l’Iran.

Un marché partagé entre tensions géopolitiques et pression inflationniste

Depuis plusieurs semaines, l’or évolue dans un contexte particulièrement instable. Malgré les turbulences, le métal conserve pour l’instant le soutien psychologique des 4 500 $, sans toutefois réussir à s’en éloigner durablement.

Le récent soutien observé sur les cours provenait essentiellement d’un léger recul des rendements obligataires, favorisé par une accalmie temporaire des prix du pétrole. Cette détente était alimentée par l’espoir d’un accord rapide entre Washington et Téhéran.

Mais cet optimisme a rapidement été fragilisé après les nouvelles opérations militaires américaines en Iran, ravivant les doutes sur une issue diplomatique à court terme.

L’évolution du pétrole restera désormais déterminante pour les marchés financiers. Une poursuite de la hausse des cours de l’énergie pourrait accentuer les pressions inflationnistes, poussant les banques centrales à maintenir des politiques monétaires restrictives plus longtemps. Dans ce contexte, les rendements obligataires resteraient élevés, limitant ainsi l’attrait de l’or, actif qui ne génère pas de rendement.

À l’inverse, un apaisement durable entre les États-Unis et l’Iran pourrait soutenir l’ensemble des marchés et permettre au métal précieux de retrouver un potentiel haussier plus marqué.

Analyse technique : les 4 500 $ sous surveillance

D’un point de vue graphique, la tendance de court terme reste fragilisée. La perte de momentum observée ces dernières séances, combinée à une moyenne mobile exponentielle 21 jours désormais située au-dessus des prix, favorise un biais baissier à court terme.

La structure de fond reste néanmoins constructive tant que la moyenne mobile 200 jours continue de progresser autour de la zone des 4 400 $, qui représente désormais le prochain support majeur en cas de rupture des 4 500 $.

Si ce niveau venait à céder, la correction pourrait s’étendre vers la zone des 4 200 $, correspondant à une importante ligne de tendance de moyen terme.

À la hausse, les acheteurs devront d’abord reprendre le contrôle au-dessus des 4 580 $, niveau qui bloque actuellement toute tentative de rebond. En cas de franchissement, les prochains objectifs se situeraient autour de 4 650 $, puis 4 700 $ à court terme.

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